jeudi 3 juillet 2014

Remarques sur le livre Radicalité, 20 penseurs vraiment critiques et sur la contestation en général.

Je viens de terminer la lecture du livre « Radicalité, 20 penseurs vraiment critiques », il m'a inspiré plusieurs remarques, certaines sur l'ouvrage lui-même, d'autres plus générales.

Pour donner de grandes lignes, je dirai que le livre dans son ensemble est intéressant et bienvenu pour sa visée pédagogique, mais que la présence, sous couvert d’axe critique disons, du progrès, d’auteurs clairement réactionnaires (Lasch et Pasolni a minima...), et d'un contributeur1 d’extrême-droite (Charles Robin) est un très mauvais point dans une maison d’édition militante libertaire.

Sur le livre. La couverture fait un peu viriliste, même si l'on peut y voir une réponse au livre « hémisphère gauche » qui présentait un cerveau, comme pour signifier qu'ici, la pratique prend une place prédominante sur l'unique réflexion.
Le titre lui-même, ne m'a pas rassuré, on peut avoir l'impression d'un « à qui pissera le plus loin » (20 penseurs vraiment critiques).
Le dos du livre met Gilles Deleuze, Alain Badiou et Toni Négri dans le même panier, ce qui déjà peut poser question, mais surtout il les considère comme des participants « au déploiement du capitalisme avancé ». Ce qui est un peu fort. Qu'on ne doute pas que les ambitions du collectif dans cet ouvrage soit différentes des leurs, qu'ils proposent des analyses différentes, et qu'ils se veulent plus critiques, on n'en doute pas. Mais ça ne devrait pas entraîner que ces auteurs, qu'on peut juger « réformistes », ou « alternativistes » n'avaient clairement pas pour ambition de participer au « déploiement du capitalisme avancé », ils auraient tout aussi pu bien dire qu'ils ont eu un raisonnement erroné, qu'ils se sont trompés, ont menti etc... Mais c'est différent. En même temps, cela rentre dans une critique que j'évoquerai plus tard, à savoir le manque de nuances, avec un étrange faux dilemme, soit avec nous, soit contre nous.

L'introduction essaie de faire un résumé général des critiques que l'on peut actuellement exposer, la critique des cultural studies notamment m'a paru intéressante, mais j'étais déjà traversé d'une inquiétude concernant ce qui allait pouvoir être défini comme « radical » car si l'on retient surtout le fait d'être en rupture avec le système, alors les créationnistes, tout comme les fascistes peuvent êtres retenus comme radicaux... Malheureusement ce n'est pas faux.
Par ailleurs les préfaciers affirment vouloir retrouver le sens de la limite. Or précisément, c'est une fois le sens établi que des limites découlent naturellement. Quand on a décidé vers où on voulait aller, logiquement, les limites apparaissent toutes seules.
La sélection des auteurs laisse à désirer. Et pas simplement pour des auteurs manquants faute de place. Je pense que la présence de Günther Anders, des Personnalistes Gascons (Bernard Charbonneau & Jacques Ellul), de Ivan Illich2, de Herbert Marcuse3, de Lewis Mumford, de François Partant, de Moishe Postone, de Vandana Shiva4 et de Simone Weil5 est bien vue, mais pour le reste c'est très discutable. D'autres auteurs, sur le même sujet auraient mérité leur place. Ormis Serge Latouche, que les éditeurs regrettent eux-mêmes de ne pas l'avoir mis (mais peut-être que cela aurait été possible, s'ils avaient viré quelques auteurs plus que contestables), on peut regretter l'absence du très polémique John Zerzan (courant anarcho-primitiviste), de Paul Virilio, de Alexander Grothendieck (de Survivre et Vivre) ou même simplement de Paul Feyarabend, voire Henri Lefebvre6. Cela si l'on voulait conserver l'axe critique du progrès avec quelques écrits en français. D'autres auteurs, nombreux aux Etats-Unis auraient été bien vus, précisément parce qu'on ne trouve rien en français sur eux. Je pense notamment à Steven Best du courant « total liberationism » ou des personnes du mouvement Deep Green Resistance comme Derrick Jensen.
Les justifications avancées concernent par ex. le manque de médiatisation7. Mais dire que Michéa manque de médiatisation, ce n'est pas sérieux. Michéa est chaque fois invité pour taper sur la gauche, tout en pouvant se prétendre d'une certaine gauche, et dans le même mouvement il ne dit quasiment rien de la droite.
Certains auteurs qui figurent dans les fiches de lecture, ne devraient à mon avis pas figurer dans une collection libertaire. Ceci étant peut-être dû à la perspective choisie, clairement indiquée comme reprise à Dwight Macdonald8. Je pense en particulier à Chistopher Lasch qui nous inflige une éloge de la famille, là où Richard Sennett (lui aussi dans les auteurs sélectionnés), rappelle pourquoi les conservateurs avaient tort sur ce point ; ainsi évidemment qu'à Michéa dont les pensées sont présentées d'une part par un auteur9 proche d'Égalité & Réconciliation10 et d'autre part critique de l'émancipation féministe et des mœurs à laquelle ont participé les révoltes de 1968 en la confondant avec une adaptation dont est capable le capitalisme pour survivre. Pour ma part, je reprocherai plutôt la fiche de lecture sur Michéa (car l'auteur pose en soit problème et que c'était visible à la lecture), que de ne pas avoir vu qui est Charles Robin qui l'a écrite (car il est vrai que traquer sur internet la vie de chacun n'est pas forcément la première des choses à laquelle des libertaires pensent, même si la stratégie confusionniste en nette progression peut justifier un regain de méfiance).
Je pense aussi aux auteurs psychanalysant, comme Dany-Robert Dufour.
Je n'ai pas compris l'intérêt de la présentation de Sfez, quant à Pasolini, j'ai quelques réticences que je ne peux pas étayer en l'état de mes connaissances, mais il me fait plutôt penser à une sorte de « rouge brun » (National Socialiste c'est-à-dire nazi) homosexuel, misogyne, critique du consumérisme et de la télévision, mais pas à un critique libertaire anticapitaliste.
Et je m'interroge, enfin, sur le fait que la présentation de Michela Marzano par Aurélie Puybonnieux évacue qu'elle soit une députée de centre gauche11 !

D'une manière générale, le point positif que je vois à l'ouvrage est sa volonté pédagogique (transmission de fiches de lecture, indications bibliographiques, citations paginées) et sa reconnaissance envers des auteurs, là où d'autres passent leur temps à critiquer comme s'ils ne devaient leurs connaissances à personne.
J'ai l'impression de retrouver une erreur (que j'avais vue une fois chez P.M.O. [Pièce et Main d'Oeuvre]) à savoir que la critique de la technologie faisant priorité, les autres types de contestations passent au second plan, permettant d'accueillir jusqu'aux textes les plus réactionnaires. Cependant, ce livre a la prétention précisément de présenter des gens qui prendraient les problèmes à la « racine ». C'est à se demander quelles mauvaises herbes exactement cherchent-ils à couper et à quel point la diversité du champ en question doit être grande pour que les auteurs y présentent des positions si différentes. Limite, Bernanos (auteur réactionnaire) pourrait y avoir sa place !
Espérons que cette mésaventure des éditions l'Echappée leur servira de garde-fou et que les prochaines publications n'en seront que meilleures.

Les éléments de réflexion que je me propose de partager maintenant me sont inspirés par une attitude que j'ai l'impression de rencontrer de plus en plus souvent chez ceux qui se présentent comme des « critiques » ou des « radicaux ». Je proposerai aussi un point sur ce que je pense qu'on peut qualifier d'idéologie confusionniste, et un retour à un problème classique : le sophisme naturaliste.

Depuis quelque temps je rencontre et lis des personnes qui ont plus une attitude radicale qu'un fond de radicalité.
Ils jouent à « qui pissera le plus loin » à travers leurs critiques, à « qui a la plus grosse », « qui dépasse qui » etc...
Par ailleurs, il est difficile d'émettre une critique sur leur avis, sans qu'ils te balancent illico, dans le camp opposé. En fait, ils ne semblent pas connaître la notion de mesure, ni de degré.
Je les vois aussi toujours chercher à avoir le dernier mot, comme si la discussion devait être « remportée », au lieu d'être l'occasion d'un partage et d'une rencontre. Ils n'expriment pas de questions, et encore moins de doutes sur leurs avis, souvent péremptoires.
Enfin (exception faite pour ce livre), ils ne font nullement preuve de pédagogie, considèrent beaucoup de choses comme forcément acquises, ou ne s'embêtent pas avec la transmission. Le partage affiché en devanture ressemble à une opération publicitaire, pas de rétribution, pas de reconnaissance. Nada.

La lecture de Michéa et d'autres auteurs du même genre permettent à mon avis de cerner réellement une idéologie confusionniste, et pas simplement une stratégie comme je l'ai vu un temps.
On y voit une négation des structures, qui sont aussi, ou encore, autoritaires, pour faire comme si tout le pouvoir s'était déjà restructuré sous la forme de réseaux (avec des nœuds plus concentrés que d'autres). Autant dire que la publicité, la hiérarchie dans les entreprises, la structure police-sénat-député-gouvernement12, et au final les classes sociales engendrées par les revenus différents n'existeraient plus. D'autres voient là une émancipation libérale-libertaire insuffisante, or il n'y a pas émancipation, ou usage moindre de la force, mais déplacement. C'est juste que le patronnat s'est approprié la puissance technique, rendant la question de la production moins humaine et la consommation et la propriété de plus en plus importantes.
Le libéralisme est pris pour un « progressisme », alors qu'il s'est toujours affiché en « objectivisme ». C'est-à-dire qu'il n'est pas du tout inscrit dans le libéralisme que les enfants ne doivent pas travailler, ou que les femmes doivent être aussi libres que les hommes. Si cela pousse dans ce sens « chez nous », c'est parce qu'il y a eu des luttes, et qu'il a du s'adapter. Mais si l'on regarde un temps soit peu à l'échelle du monde, on voit très bien que le libéralisme-réellement-existant se satisfait tout autant d'autres situations. Cela entraîne, chez les confusionnistes, un refus de la critique du patriarcat (avec une défense de la famille [critique de la possibilité du divorce], un refus de l'accès libre et gratuit à l'I.V.G., et une vision des révoltes de 1968 comme logique libérale) ainsi qu'une ambiguïté sur la question des cultures, qui sont vues unanimement comme une protection populaire contre le capitalisme, sans voir que certaines peuvent aussi couvrir des principes racistes et autoritaires quand elles sont cristallisées par une institution, alors qu'il y a diversité à l'intérieur même d'une culture (sur ces questions je renvoie à Martha Nussbaum, qui malgré tout, a su voir clair sur ces problèmes).
Ces dégâts sont réels, dans la mesure où, mêlé aux conspirationnistes, cela abouti à une nouvelle forme anti-juive mais non associée péjorativement au nazisme. Une tendance qui risque d'inspirer ceux qui sont en manque de repères.
Une telle pensée laisse aussi une place à l'attente d'un homme providentiel tout en mettant au point une forme nouvelle de culture (raciste et antisémite), qui se traduit comme une sorte de conscience venant prendre la place de la conscience de classe que les autres courants politiques n'ont pas su populariser.

Enfin je note un regain du sophisme naturaliste, cette tendance à confondre description et prescription.
D'abord avec la psychanalyse. La psychanalyse n'est pas une science. Elle n'a aucune base expérimentale d'une part, comme l'Histoire ou les Mathématiques me dira-t-on, mais d'autre part, elle n'a aussi aucune base conventionnelle, menant à des courants tous plus variés les uns que les autres, ou chacun y va de sa chansonnette. En tant qu'outil non-thérapeuthique, qui n'a pas pour ambition des préconisations sociales ou comportementales, cela peut s'entendre (juste une analyse de la psyché)... malheureusement, c'est bien souvent à d'autres choses qu'elle sert.
L'acceptation qu'une idéologie prenne le pas sur une description de la réalité entraîne aussi de mauvaises conséquences : négation de certains faits, éviction d'autres savoirs en désaccord avec l'idéologie.
Mais pour finir, je voudrais rappeler aussi sa variante scientiste : si ça fonctionne, c'est que c'est bon. Que c'est une bonne chose pour la société. Pas du tout. Ce n'est pas parce que le nucléaire fournit de l'énergie, ou que l'on peut obtenir des plantes par une modification génétique, que le nucléaire et les P.G.M. (Plantes Génétiquement Modifiées) sont une bonne chose. Alors, non pas pour des raisons scientifiques (toxicité), mais bien politiques : le nucléaire, c'est accepter la militarisation (et donc la négation de l'égalité de droit entre les individus) en cas de pépin, les P.G.M. c'est, bien souvent, le brevetage du vivant13. Ces indications ne concernent pas que les scientifiques, beaucoup de militant-e-s malheureusement se trompent de terrain (et souvent ne le maîtrisent pas) en avançant des arguments scientifiques, ils clôturent eux-mêmes le débat démocratique pour laisser la main aux experts.

Florian Olivier, Juillet 2014.
1Le contributeur Olivier Rey n'est pas d'extrême droite. Contrairement à une première version de cet article, et aux indications de Max Vincent suite à celle qu'a publiées Yves Coleman sur le site Ni patrie ni frontières (http://www.mondialisme.org/spip.php?article1990). Il ne doit pas être confondu avec son homonyme. Bien qu'ils aient des idées religieuses tous les deux, ce n'est pas le journaliste d'extrême droite décédé en 2012 qui a écrit la contribution au livre (Merci a « Rastapopoulos » de me l'avoir fait remarquer rapidement sur Seenthis).
2La contribution de Jean Robert est assez décevante (personnellement elle m'a même énervé). Je conseille à ceux qui en auraient l'occasion de lire plutôt l'article de Anne Matalon sur Illich dans le Dictionnaire des philosophes (dir. Denis Huisman), il est plus court et plus synthétique.
3La contribution de Patrick Vassort n'est pas mauvaise, cependant elle fait de Marcuse un sous-Günther Anders, tout en ayant toutefois fait ressortir un aspect spécifique de sa critique de l'autorité. Je conseille en complément l'article de Jean-Michel Palmier sur Marcuse dans le Dictionnaire des philosophes (dir. Denis Huisman), il retranscrit mieux certains avis politiques spécifiques, ainsi que les enjeux du courant freudo-marxiste et la position spécifique de Marcuse. Par ailleurs la bibliographie indiquée est plus complète.
4Dont on aurait aimé plus de détails ou d'exemples sur sa critique de la science.
5Qui aurait mérité plus d'informations sur l'aspect religieux.
6Auteur entre autres de Vers le cybernanthrope. éd. Denoël [Contre les technocrates - 1967] 1971.
7On peut lire aussi les remarques de Max Vincent sur ce sujet dans son commentaire sur le site de l’herbe entre les pavés. Sa lecture est intéressante. Cependant il fait un contre-sens sur Sennett, en disant qu’avec Marcolini on a une appréciation de la famille, alors qu'il en exécute une critique. Je ne peux cependant rien dire sur le livre sur les situationnistes de Marcolini, ne l’ayant pas lu, et appréciant de moins en moins l’IS (Internationale Situationniste) et sa mythologie. Ces autres lectures, sur Bauman, Lasch, Weil et Pasolini me semblent viser juste.
8Max Vincent, dans ses commentaires, a bien pointé le problème. Les auteurs présentent la ligne de Macdonald, mais oublient étrangement ceci : « Macdonald [...]constate que ceci “amène le radical à critiquer la doctrine progressiste dans des termes proches de ceux de la droite, d’où une bonne part de confusion”. On ne saurait mieux dire. Poursuivant sa comparaison, Macdonald avance alors que “contrairement au progressiste, le point de vue radical est sans doute compatible avec la religion”. Une indication pour le moins intéressante. Dwigth Macdonald, qui dit avoir évolué de la position “progressiste” à celle “radicale”, reconnaît trouver moins d’intérêt qu’auparavant à “l’action politique”. Ceci assorti du commentaire : “On devient souvent conservateur en vieillissant”.»
9Comme l'a remarqué « Paul », dans la retranscription de la 3e partie de l’émission de radio Vosstanie du 30
novembre 2013, que l'on peu trouver ici, http://mondialisme.org/spip.php?article2029. La discussion générale est intéressante, notamment sur la disparition de la prise en compte des rapports de classes (à l'exception de Marcuse et Postone qui reviennent dessus, même pour lui donner un sens différent, et il ne faut pas oublier que Ellul était aussi un grand connaisseur de la pensée de Marx), bien que j'ai de nombreux désaccords, notamment sur la qualification et le rejet de l'ensemble des auteurs sélectionnés, comme « anti-industriels ». D'une part ils ne le sont clairement pas (Zygmunt Bauman, Richard Sennett... sont très loin de l'être), d'autre part je pense qu'on ne peut vraiment pas tous les mettre dans le même panier de critiques du libéralisme (comme « Nico » le propose), alors que pour la plupart c'est clairement du capitalisme, et d'autres pouvoirs (patriarcat, exploitation écologique) qu'ils critiquent. Enfin le courant anti-industriel à mon avis, n'en est pas à faire une éloge de la tradition sur laquelle il faudrait s'appuyer, mais critique essentiellement la disparition d'un type de travail qui est l'artisanat. Cependant le regain de publications autour de Dwight Macdonald peut poser effectivement des questions, tout comme celles de Theodore J. Kaczynski qui bien qu'intéressantes à lire, posent une question en tant que publication valorisée par l'E.D.N. (Encyclopédie Des Nuisances) qui est militante.
10officine d'extrême droite qui fidélise sa clientèle chez les conspirationnistes, les perdus qui se laissent prendre par des discours volontairement confusionnistes, et des antisionnistes qui servent de paravent à une critique des juifs.
11Comme l'a remarqué « Paul », dans la retranscription de la 3e partie de l’émission de radio Vosstanie du 30
novembre 2013.
12Bauman, par ex. (mais il n'est pas le seul) pense que l'Etat n'a plus vraiment de pouvoir ou d'importance. Or précisément ils sont dans un jeu de collaboration avec le capital, en diminuant les taxes, en facilitant la destruction des droits sociaux, ou encore en retirant tous les impôts. Et remettre de l'Etat fort, comme l'appellent les réactionnaires, est loin d'être une solution : ce dernier étant avant tout une bande armée qui fera tout pour se maintenir elle-même et pour conserver ses privilèges.
13Ce qui se traduit souvent par un piratage des connaissances d'autres peuples que des scientifiques viennent confisquer. Comme le rappelle justement Aude Vincent dans sa fiche sur Vandana Shiva.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Olivier Rey intervient dernièrement dans la revue de la nouvelle droite Krisis N°49. Il est interrogé par Alain De Benoist

Anonyme a dit…

oups... il s'agit du dernier N° de Krisis N°39 !
Enfin c'est la même saloperie...

Automne Vivace a dit…

Éffectivement :/ Et il n'est pas le seul auteur au vu du sommaire de la revue de ce numéro sur les "sciences"... reste a savoir combien sont le fruit réel d'entrevue avec ADB (et non des copies d'anciens articles)...
Difficile de dire dans quelle mesure Olivier Rey apprécie ADB ou la revue en question sans avoir lu l'article.
Pas de bonne nouvelles en tout cas... :/
Merci de m'avoir tenu au courant.