dimanche 18 mars 2012

La sortie d'amnésie du care sur "les animaux et l'environnement", et actualité



Sandra Laugier, Tous vulnérables ? Le care, les animaux et l’environnement. éd. Payot & Rivages, 2012.
Le dernier recueil d’articles compilé par Sandra Laugier sur les rapports entre l’approche de l’éthique du « care, les animaux et l’environnement », vient contre-balancer la vision libérale (teinté de social) du care relayée par Fabienne Brugère dans le « que sais-je ? » sur l’éthique du care.

Ces derniers temps, dans les publications d’éthique, c’est un peu la course a qui aura la meilleure approche pour parler des « animaux » et de « l’environnement ». Nussbaum (approche des capabilité) autant que Sandra Laugier (approche du care) prétendant avoir « L’ approche » qui dépasse celle de l’autre, et qui a l’avantage de ne pas être une simple expansion de l’originale. Tentant de répondre a une observation critique qui avait valu de nombreux reproche de division a Callicott, qui reprochait aux approches non-égocentristes, de n’être que des versions plus ou moins élargie ou étendue d’un reniement de l’anthropocentrisme (qui n’est plus très bien vue… et heureusement à mon avis).
Le marché de niche avait cependant était préalablement largement envahi par l’utilitarisme pathocentriste, dont chaque approche se fait une exigence de se distinguer. L’éthique du care a eu de nombreux défaut qu’elle semble commencer à retravailler. À commencer par sa prétention à l’originalité inédite de la nouveauté qui innove... Prétendant avoir construit un territoire original dans les années 1960... en faisant mine d’ignorer ses prédécesseurs dont les plus connus sont Hume, Adam Smith, Nietzsche et probablement Bergson. Malheureusement Laugier n’évite pas tous ces écueils puisqu’elle continue à creuser celui d’une éthique du care, « initialement féministe », alors qu’elle reconnaît en même temps que la vulnérabilité ou la fragilité, l’interdépendance et la recontextualisation sont déjà présente dans d’autres réflexions morales antérieure.
S’il est évident que des féministes ont beaucoup utilisé et apporté a l’éthique du care, jusqu’à lui donner ce nom, en oubliant l’ancien de « sentiment moraux », ils n’en ont en rien la propriété, et elle ne leur est d’ailleurs pas forcément favorable. Mais il semble que la confusion règne entre la reconnaissance d’une vision des vivants comme adepte, ou disposant de « sentiment moraux », et l’objectif que devrait recouvrir ou permettre de faire attention ces mêmes sentiments.

Passons. Au moins le sujet du livre est dès plus intéressant. Et l’on espère enfin que la voie creuser par Brian Luke critiquant a la fois le capitalisme et l’organisation qu’il réserve a tous les vivants continuera à apporter d’intéressants éléments.

Introduction – Frontières du care. L'objectif du livre est de penser l'élargissement des domaines de réflexion sur lequel porte le care, ici les vivants non-humains et l'environnement.
On rappelle dans un premier temps, ce qu'est l'éthique du care, qui peut aussi être appelé éthique de la sollicitude, du soin, ou encore de l'attention  : elle place « la vulnérabilité au cœur même de la morale – en lieu et place de ses valeurs jusqu'ici essentielles comme l'autonomie, l'impartialité, l'équité. » Elle se caractérise par son aspect contextualisé et « enracinées dans la relation vivante à autrui », elle s'inscrit dans l'ordinaire de nos vies, pense l'interdépendance, la vulnérabilité, sans rechercher de grand principes généraux. Ces éthiques « s'inscrivent à contre courant des modèles tant d'une éthique de l'obligation d'un côté, que des éthiques conséquentialistes de l'autre. » « Le centre de gravité de l'éthique est ainsi déplacé, du « juste » à l'« important ».
Le care n'est pas de la sensiblerie, mais bien une perspective « indissociablement éthique et politique ». Les sentiments y sont pleinement reconnu comme source d'information, relève d'un véritable moyen de connaissance.
Le care est, aussi, un travail. Un travail malheureusement souvent laissé uniquement aux personnes associé au genre femme. Laugier, pense plus radicalement que l'éthique du care même, est initialement féministe.
Enfin selon Joan Tronto, le care serait fragmenté (care domestique privé, care affectif, travail des professions de care, care assuré par d'autres professions ou activités). Fragmentation et refus de reconnaissance de ce travail essentiellement fait par des femmes, non reconnus, entraînerai « le déni de la masse de travail mobilisée pour garantir l'indépendance ».
« À contre-courant de l'idéal d'autonomie qui anime la plupart des théories morales, le care rappelle que nous avons tous besoin d'autres pour satisfaire nos besoins primordiaux. » [Mais il ne semble pas forcément questionné les types de besoins et de dépendances. La question de la justice doit revenir, mais avec une autre base, demandant de questionner le choix des dépendances que nous décidons d'entretenir.]
Enfin le care, n'ignore pas l'idée d'une dark face du care, un côté obscur, qui montre les différentes formes d'indifférence ou de négligence, d'insouciance qui peuvent apparaître [et quand est-il d'un lien trop fort, difficile a remettre en question?]. Cet aspect est très important si l'on ne veux pas confondre l'aspect descriptif du care et l'aspect prescriptif [ce que l'ouvrage semble faire parfois, par exemple en relayant cette définition présenté comme classique du care par Joan Tronto et Berenice Fischer : « Au niveau le plus général, nous suggérons que le care soit considéré comme une activité générique qui comprend tout ce que nous faisons pour maintenir, perpétuer et réparer notre « monde », de sorte que nous puissions y vivre aussi bien que possible. Ce monde comprend nos corps, nous-mêmes et notre environnement, tous éléments que nous cehrcheons à relier en un réseau complexe, en soutien à la vie. »]
Toutefois, l'approche restait confiné selon Laugier aux humains [je pense que Bergson et Anders, on montré ce que pouvais faire aussi une approche d'un care de la technique, ne cherchant pas la vulnérabilité de la technique, mais indiquant déjà la vulnérabilité humaine face a certaines techniques dont la perception des conséquences excède les fragiles capacités humaines] il s'agit a présent de franchir une nouvelle étape. « Elle peut […] être étendue au non-humain : la vulnérabilité animale, mais aussi celle de tout ce qui dans la nature est fragile, à protéger – la biodiversité, la qualité de l’eau, etc. »
Le premier résultat de cette approche a été de mettre en « évidence l’interdépendance : de l’homme, de l’animal, de l’environnement. », y compris dans son aspect sombre ; i don't care, ou carelessness. Une autre, de mettre en parallèle les conditions d'oppressions [j'aurai dit les techniques de pouvoirs, par ailleurs cette théorie pour être complète a mon sens devrait être doublé de l'étude des conditions d'existence à maintenir] appliqué aux animaux, aux femmes, et aux handicapés [malheureusement l'introduction ne cite pas Patterson qui renversa très bien dans un éternel tréblinka la critique que l'on fait habituellement de tel parallèle parce que il y aurai comparaison des souffrances, alors que précisément, il s'agit plutôt de montrer des similarité dans les processus de domination et pas autre chose].
Enfin, plus en profondeur apparaît l'enjeu d'une révision générale de ce qu’est la vulnérabilité à l’écoute de celle-ci ailleurs que chez l’humain.
D'autres hypothèses sont très discutable. « La vulnérabilité reste de l'ordre du vivant. […] on peu se demander s'il y a toujours sens à considérer la terre, ou la nature elle-même, la wilderness, comme fragile et dépendante de nous. Elle continue, d'une façon ou d'une autre : Gaïa doesn't care. Elle ne se soucie pas de nous et n'a pas besoin de nos soins. S'il y a une articulation possible entre care et environnement, ce sera de façon pragmatique et non métaphysique. » [ça dépend de ce qu'on appelle Gaïa. Si c'est la Terre en tant qu'objet physique, c'est évident, mais en même temps ça n'a pas de sens. La Terre à un sens vis a vis de son habitation et formation par des vivants, comme le proposait Kinji Imanishi].
Tout comme la valorisation d'un anthropomorphisme militant pour sensibilisé aux sort destinés aux animaux [Si elle peut éveiller à certains aspect de leur traitement, elle n'évite pas a mon avis le problème de structure biologique différente qui rendent la tâche très hasardeuse. Mais cela est certainement du a la tendance du care a trop misé sur les capacité d'empathie et trop peu sur le relais utile que peu constitué parfois la raison... a condition d'être bien orienté par la sensibilité].

Camaraderie : J'ai rajouté quelques liens au blog, dont, "Et vous n'avez encore rien vu... (critique de la science et du scientisme ordinaire)" qui est un site tenu par des copines et copains de Oblomoff et Notes & Morceaux choisis.

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