mercredi 21 septembre 2011

Notes sur conspirationnisme et politique


Notes sur conspirationnisme et politique
Gangrène et récupération du raisonnement impliqué.

Le soupçon ne mène pas automatiquement a des pratiques ou le soutient d'idées dangereuses. Mais le soupçon lié à une méconnaissance des enjeux politiques, peu y mener sans que l'on s'en rende compte. Tout comme le soupçon lié à la méconnaissance de l'autre a par le passé mené à brûler des prétendues « sorcières ».

Le problème des limites de la liberté d'expression.
L'effet censure : quand la liberté d'expression n'est pas totale, il y a deux effets dangereux :
1.Ceux qui sont du côté non exposés aux théories marginales, ne savent pas quoi dire à ceux qui émettent ces théories, même si fondamentalement il n'en partage pas les thèses. La censure sur le négationnisme qui empêche les tenants de l'idée qu'il n'y a pas eu de camps d'extermination durant l'époque Nazi à empêcher les preuves par l'argument sur certains détails précis d'être diffusés. Résultat, peu de personne savent se défendre des idées de négationnistes militants.
2.Ceux que l'on censure se prennent pour des incompris, passent pour des martyrs, des personnes réprimés par un système. Leurs idées trouvent alors une nouvelle force pour être diffusés et partagés parmi les personnes qui n'aime pas le système et voit dans cette censure une nouvelle raison de le critiquer. Comme il n'y a pas de discernement politique, ils sont susceptible de rejoindre les pires.

L'attirance de la pensée pour des idées marginales.
Hormis l'attirance classique d'une pensée soumise tous les jours à la routine qui cherchera à s'en sortir par le merveilleux, le fantastique. Le discours de la conspiration est particulier.
Le problème ce n'est pas la liberté de raisonnement qui mène à certaines théories audacieuses. Le problème ce n'est même pas l'émission de l'idée ou l'idée elle même. Le problème c'est les conséquences politiques de certaines conclusions « solutions » de ces théories.
Certaines théories audacieuse et marginale permettent de donner à une idée politique simple et dangereuse une esthétique qui donne l'impression a celui qui la découvre d'une « trouvaille », de quelque chose qu'il à participer lui même à découvrir, et par conséquent a laquelle il va adhérer avec d'autant plus de force. Comme si il avait trouvé au bout d'un long et tortueux labyrinthe parcouru des jours durant, une source d'eau fraîche.

Que faire ?
Le combat (pour les anarchistes, mais pas seulement) reste entier. Tant que la population ne participera pas a ce qui lui arrive. Tant qu'il sera possible de lui imposer ou cacher des décisions, tant que nous apprendrons pas a nous connaître mieux, les uns les autres. Les doutes pourront mener à brûler des sorcières ou à rejoindre les idées de groupe capable de tirer profit de ces doutes.
Il y a notamment encore beaucoup de travail à mener pour sortir de nos habitudes et de nos milieux. Cesser avec ce qui est pour nous « entendu » mais qui pour les autres ne l'est pas. L'apolitisme traduit une méconnaissance fondamentale des rapports de forces. En témoigne des demandes comme la définition de « Conspi, antisémite, négationniste, fasciste, […] et Extrême Droite ».
Je pense que le fait de tout se laisser dire, pourra résoudre une partie des problèmes posés par les limites a la liberté d'expression. Mais tout laisser se dire n'implique pas qu'il faille 1.Partager tout ce qui est dit au sens d'en partager les éventuelles conséquences politiques, mais surtout 2.Le dire avec tous les moyens. Un panneau publicitaire, un discours imposé, la répétition, ce sont ces choses la qui constitue un réel problème pour la liberté d'expression (on peu retrouver plus ou moins ces idées dans le livre de Raoul Vaneigem : Rien n'est sacré, tout peu se dire).
Enfin, il ne faut pas se poser en conservateur de la bonne pensée, rentrée dans la critique point par point de certaines de ses idées ne mènent nulle part. Ce qui compte c'est de rapeller les problèmes politiques posés par certaines propositions. L'exemple que je ressasse sans arrêt dans le domaine est celui de l'économie. Beaucoup de gens réclament maintenant une « nationalisation » des banques. Ils partagent ainsi par la bordure les idées des nationalistes. Le problème consisterai plutôt a se débarrasser des banques, de l'argent et du capital pour décider et produire nous même se dont nous avons besoins.

3 commentaires:

vbjcdkjsckjsbkd a dit…

Comment sortir du capitalisme alors que le travail produit sans arrêt du capital ?

Automne Vivace a dit…

La première chose qui me vient a l'esprit c'est que toutes les activités que nous pratiquons ne se réduise pas au travail salarié.
Ensuite tout les savoirs faire que nous apprenons et transmettons parfois (selon ce que l'on fait) ne sont pas tous immédiatement capturé par le capitalisme. Ils peuvent nous servir a nous même sans que nous les revendions. Evidement la part de ses pratiques tant a être réduite de jour en jour a la fois par des lois qui les interdisent sous prétexte d'une nécessaire expertise, mais aussi et surtout par l'emprise du temps et de l'énergie prise par le travail salarié qui mange l'énergie et le temps que nous pourrions avoir pour nous même.
Personnellement tant que je peux ne pas travailler salarié, je ne travaille pas salarié. Mais le savoir faire me permettant de me subvenir au quotidien étant très limité, il est encore difficile de s'en passer. C'est pourquoi j'ai adhéré et participe a un groupe anarchiste afin d'unir nos forces en critiquant entre autre l'aliénation, l'exploitation et la dépossession.

Automne Vivace a dit…

Si ma réponse te parait trop flou, es ce que "l'autoproduction" te dis qq.chose ?
Il s'agit au final, dans mon idée qu'un petit groupe s'unissent et décide ce dont il a besoin. S'il ne veux réellement pas participer au capital, il doit prendre en compte que ces besoins doivent être strictement orienté par une alimentation qu'il produira lui même, un ensemble de pratiques qui permettrons a se groupe de vivre correctement avec les matériaux disponible sur place.
Si il espère pouvoir étendre ces matériaux, ils doivent être plusieurs groupes qui se fédère et partage les mêmes principes.